AA4ad Des Appareils

Techno-chamanisme toujours : l’Occident a créé d’autres moyens plus élaborés, plus sophistiqués : de vraies machines cette fois-ci, qui permettent également d’entrer en ENOCs. Toutefois, du fait de leur coût et de leur complexité d’utilisation, on les trouve surtout dans le cabinet du spécialiste (relaxologue, thérapeute) et dans des stages de groupe. Mais il est important de connaître leur existence, car ce sont des outils formidables pour faciliter (au minimum) le bien-être et surtout, l’accès à des ENOCs qui peuvent être étonnants.

N’ayez pas peur des « machines » !

Une digression s’impose ici : beaucoup de personnes ont malencontreusement peur des machines, surtout parce qu’elles sont informées. Depuis quelques dizaines d’années, on nous a « farci la tête » de conceptions complètement fausses :

– Les machines sont redoutables : elles ne visent qu’à remplacer l’homme !

Si ce genre de proposition peut faire nos délices dans une histoire de science-fiction savamment racontée, cela ne correspond à rien de réel. Car la réalité est que les machines sont conçues pour nous obéir : ce sont nos esclaves, de la plus rudimentaires (l’aspirateur, par exemple) à la plus élaborée (l’ordinateur, par exemple). Les appareils sont donc nos serviteurs, nos outils, les prolongements de nos jambes, de nos bras, de nos mains, de nos cerveaux – afin que soient amplifiés nos moyens d’agir et nos pouvoirs. Une fois bien compris que les machines, mécaniques et électroniques, sont nos aides, nous pouvons – et nous devons – nous en servir en toute tranquillité d’esprit pour parvenir à nos buts.

Ces machines ont un dénominateur commun : l’électronique. Sans l’électronique, pas de biofeedback qui soit pratique d’utilisation, pas de système opto-acoustique avec la rigueur nécessaire, pas de stimulation électrique et magnétique précise, pas d’EEG… L’évolution des technologies a donc permis la mise au point d’appareils nous facilitant l’accès aux ENOCs. C’est de ceux-là que je vais vous parler à présent : ils sont, à l’heure actuelle, les instruments les plus élaborés dans l’ordre du techno-chamanisme.

Découvrons-les ensemble maintenant.

L’électrostimulation

Il s’agit de l’application de très faibles courants électriques (de l’ordre du microvolt) en différents points du corps (les zones douloureuses ou les points d’acupuncture) ou au niveau du cerveau – dans ce deuxième cas, le terme technique est Cranial Electrotherapy Stimulation, abrégé en CES. La CES a démontré des effets réels au niveau de la guérison de maux physiques et psychologiques.

Au niveau physique, on s’est aperçu que :

  • Cela a une action contre la douleur, les migraines et les maux de tête
  • Cela élimine nombre d’insomnies
  • Cela stimule les forces d’autoguérison
  • Des états dépressifs cèdent
  • Angoisses et anxiété sont souvent diminuées
  • Certaines voient reculer l’asthme, des sinusites chroniques et divers autres problèmes dans la sphère ORL ; certains ont une diminution des bourdonnements d’oreille, des acouphènes
  • Il y a une action positive sur certains rhumatismes et sur les maux de l’arthrite et de l’arthrose
  • Certaines fractures de réduction difficile guérissent

Au niveau psychologique :

  • La CES est aussi utilisée avec succès pour faire « décrocher » des toxicomanes de leur drogue ( Ce fut le cas, par exemple, de Keith Richards, des Rolling Stones. Le Dr Joseph Winston raconte que lorsque Keith Richards est arrivé en 1977 dans le service de Meg Patterson, chirurgienne et spécialiste en CES, il était « vert » et dans un état lamentable. Après le premier jour d’application de l’électrostimulation, il a dormi 18 heures d’affilée. Au bout de dix jours, on pouvait jouer au tennis avec lui. Les autres membres des Rolling Stones ont affirmé que cela faisait des années que Keith Richards n’avait pas eu aussi bonne mine… D’autres toxicomanes célèbres ont également bénéficié de la CES pour se guérir de l’addiction aux drogues, tels Pete Townshend (le lead guitar des Who) ; Eric Clapton – et plus d’une douzaine d’autre stars du rock. De 1976 à 1986, plus de trois cent drogués ont été traités ainsi chez Meg Patterson et il y eut 98% (!) de réussite : seulement quatre d’entre eux recommencèrent à se droguer.).
  • Elle facilite l’accès aux ENOCs (je l’utilise parfois avec les Postures de Transe : certains sujets « plongent » plus vite.

Cela ne signifie évidemment pas que l’électrostimulation soit une panacée universelle, mais elle aide en bien des cas à progresser vite et bien vers plus de santé et d’équilibre.

C’est à la fin du XIXème siècle que paraissent les premiers travaux scientifiques sur l’utilisation de l’électricité, par application d’électrodes en différents points de la tête, pour anesthésier la douleur. Le Chilien Araya en 1880, le Français Leduc en 1902, les chercheurs russes tels Wassili Giljarowski dans les années 1950, les Américains Robert Becker en 1958 et Saul Rosenthal en 1960, l’Européen Wageneder en 1969, sont quelques-unes des sommités scientifiques qui ont, au fil du temps, effectué des recherches sur ce sujet. Ils ont constaté l’efficacité thérapeutique de l’électrostimulation, mais ne parvenaient pas à comprendre comment cela opérait. En fait, il a fallu attendre les années 1970 pour que des explications commencent à poindre avec la découverte progressive des neurotransmetteurs : ces substances chimiques synthétisées par notre organisme et dont je vous ai parlé plus haut. Endorphines, enképhaline, dopamine et autres opiacés endogènes se sont révélés de puissants anti-douleur et euphorisants – et on comprend mieux à présent leur action sur les états de conscience.

Aujourd’hui, l’effet de l’électrostimulation sur la production des neurotransmetteurs est prouvée et, ce qu’il est important de noter ici, c’est que cette technique offerte par les modernes technologies, a cet effet de faire fabriquer à notre corps ces drogues qui sont ingérées dans d’autres cultures pour entrer en ENOC.

Un appareil d’électrostimulation n’a rien de redoutable : il dispense un très faible courant électrique sur la zone où les électrodes sont appliquées selon des fréquences soigneusement sélectionnées. Cela ne fait pas mal, ne secoue ni n’électrocute. Cela peut tout au plus picoter légèrement. Mais que de bénéfices, dans cette technique…

J’ai vu des personnes dispersées atteindre facilement un état de concentration efficace et d’autres parvenir à un état d’euphorie et de bien-être. Je me souviens d’une jeune femme frigide qui m’a affirmé que la CES l’avait débloquée au niveau sexuel, et d’un homme qui m’a raconté le voyage chamanique qu’il a vécu en ayant les électrodes aux oreilles (pour seulement évoquer ces quelques cas).

Avec l’électrostimulation, nous avons donc un des outils du techno-chamanisme. Voyons en d’autres…

Les biofeedbacks

Un biofeedback est un appareil qui, de quelque manière (par le son ou des graphiques, par exemple), nous informe sur certaines de nos caractéristiques physiologiques ou émotionnelles pendant le temps de la mesure. Feedback veut dire : retour de l’information. Ainsi :

  • L’électrocardiogramme est un biofeedback : il donne des informations concernant le rythme de votre cœur sur un graphique durant le temps de la mesure
  • L’électromyogramme informe sur les variations de vos tensions musculaires durant le temps de la mesure
  • L’électroencéphalogramme est un biofeedback informant sur les ondes cérébrales de votre cerveau durant le temps de la mesure
  • Le détecteur de mensonges est un biofeedback informant sur les modifications de votre émotivité durant le temps de la mesure…

Donc, le terme biofeedback s’applique à différents appareils, utilisés aussi bien en médecine que dans des contextes juridiques ou dans des expérimentations de laboratoire (sur le sommeil et le rêve, par exemple).

Lorsqu’il est question d’ENOCs, les appareils employés sont principalement les biofeedbacks permettant de rendre compte de l’émotivité et des ondes cérébrales : le détecteur d’émotivité et l’EEG.

Le détecteur d’émotivité

Bien que le terme soit ainsi abusivement généralisé, lorsqu’on utilise le mot biofeedback (ou GSR pour Galvanic Skin Resistance) sans autre précision, c’est souvent à ce détecteur d’émotivité que l’on se réfère. Et on garde les termes plus spécialisés (EEG, ECG, EMG) pour les autres appareils de biofeedback. Je ferai de même ici : lorsque je parlerai de biofeedback, ce sera au seul détecteur d’émotivité que je me référerai. De ces appareils, il y en a de simples et de plus complexes et, aujourd’hui, l’ordinateur en facilite considérablement l’utilisation.

Le détecteur d’émotivité est donc un appareil permettant de mesurer les variations de l’émotivité chez un sujet. Il est basé sur le principe du détecteur de mensonge et prend en compte les changements dans la résistance électrique de la peau – se modifiant en fonction des émotions. En dehors du fait que le biofeedback permet de mesurer les états d’émotion et de stress, il permet d’apprendre à les contrôler – et, au niveau des ENOCs, c’est surtout en cela qu’il est un instrument extraordinaire.

L'appareil de biodfeedback - Michel Nachez
Le thoughstream de Mind Modulations

Le ThoughtStream de Mind Modulations

Une profonde relaxation
Une profonde relaxation

Un profonde relaxation - Michel Nachez

Une profonde relaxation

En effet, stress et émotivité, générateurs d’ondes Bêta dans le cerveau, peuvent être des empêcheurs d’accéder aux ENOCs. Ceci doit toutefois être nuancé, car certains types d’émotions telles que l’extase, le sentiment océanique, le plaisir… sont, bien sûr, impliqués dans des ENOCs et il n’est pas question de couper qui que ce soit de son potentiel en ce sens. Cependant, il est bon d’apprendre à contrôler les émotions qui sont liées à l’ECO pour s’ouvrir aux ENOCs : la maîtrise de son mental est une des clés, et le détecteur d’émotivité un des outils pour y parvenir.

Un stress important

Biofeedback : un stress important - Michel Nachez

Un sujet sous l’influence d’un stress important

Comment se sert-on de cet appareil ? Sa version la plus répandue consiste en un palpeur qui mesure la différence de potentiel électrique au niveau de la main sur une durée de temps. Pendant la séance, le graphique apparaît en temps réel sur l’écran de l’ordinateur. Le sujet observe ce graphique sur l’écran et, s’il n’est pas adéquat, il s’efforce de le modifier volontairement en se concentrant. Cela exige de la concentration et de la maîtrise de soi, et cette technique de contrôle de son mental permet de développer en soi ces inestimables capacités. C’est ainsi que l’on peut apprendre progressivement à calmer son émotivité, à se détendre, à se relaxer, à entrer dans un calme mental favorisant l’accès aux ENOCs.

Biofeedback : une très belle relaxation - Michel Nachez

Une très belle relaxation

Le biofeedback est donc à la fois un appareil de mesure fiable des émotions, un point d’appui pour apprendre à les maîtriser et un outil pour vérifier la réalité de cette maîtrise. Et l’on peut comprendre que celui qui veut être néo-chaman a tout intérêt à savoir rester maître de lui et de son mental…

L’électroencéphalogramme

Le deuxième type d’appareils de biofeedback utilisés pour faciliter l’accès aux ENOCs est l’EEG. Celui-ci permet de voir, sur l’écran de l’ordinateur ou sur un graphique, l’activité électrique du cerveau – et de vérifier dans quelle mesure les deux hémisphères sont synchronisés ou non : il montre les ondes cérébrales Bêta, Alpha, Thêta et Delta parcourant respectivement les deux hémisphères pendant le temps de la mesure. Si l’on se souvient de l’importance des ondes Alpha et Thêta dans les ENOCs, on comprend bien qu’il peut être fabuleux d’apprendre à les produire volontairement dans son cerveau. C’est là qu’intervient l’EEG qui permet cet entraînement sous le contrôle objectif de l’appareil.

EEG : les deux hémisphères ne sont pas synchronisés - Michel Nachez

EEG : les deux hémisphères ne sont pas synchronisés

C’est déjà au début des années 1960 que l’on a commencé à faire des recherches en ce sens. On cherchait à répondre à la question suivante : est-il possible pour l’être humain d’influer délibérément sur son électricité cérébrale ? On s’est alors rendu compte avec surprise que la réponse à cette question était : oui.

 

Hémisphères synchronisés en Thêta-Alpha - Michel Nachez
Hémisphères synchronisés en Thêta-Alpha

EEG les deux hémisphères cérébraux sont synchronisés
Les fréquences dominantes sont dans le registre Thêta-Alpha

 Comment s’y prend-on ? On utilise un EEG dont le graphique est surveillé par le sujet. Celui-ci peut alors identifier progressivement les ressentis, sensations et impressions qu’il a lorsque le graphe montre une synchronisation des hémisphères ou/et lorsque son cerveau produit majoritairement des ondes Alpha ou Thêta. Ainsi, il apprend à la fois à discriminer entre l’état Alpha/Thêta et l’état non Alpha/Thêta, et également à contrôler/créer l’état Alpha en cherchant volontairement à actualiser en lui les paramètres utiles pour obtenir cela.

Lors de ces expériences, on s’est également aperçu que les sujets ressentaient souvent un grand plaisir lorsque leur cerveau était majoritairement en Alpha : fréquemment un sentiment de relaxation et de calme mental ; et aussi qu’il leur devenait de plus en plus facile de retrouver ces sensations du fait de leur entraînement avec l’EEG.

Au fil du temps, nombre de personnes ont ainsi pu apprendre à produire de cette manière des ondes Alpha ou/et Thêta et ont vécu des expériences d’ENOCs : perceptions modifiées, manifestations de talents parapsychologiques, transes, extases… Biofeedback et EEG sont donc des outils permettant de s’entraîner à modifier ses états de conscience et servant aussi à vérifier l’efficacité de cet entraînement et ce sont d’ailleurs aussi d’excellents moyens pour, au minimum, apprendre à parvenir vite et bien à de profonds états de relaxation et de paix intérieure.

Il faut parfois des mois ou des années de pratique de la méditation, du yoga ou du training autogène pour parvenir à ce que les outils du techno-chamanisme permettent beaucoup plus vite. Il n’est, bien sûr, pas question de dénigrer ces méthodes qui ont fait la preuve de leur valeur, mais il ne faut pas non plus refuser d’autres moyens d’approche des ENOCs. Les instruments du techno-chamanisme, issus de la science occidentale, en sont – et de très efficaces.

CES, biofeedback, EEG, sont des instruments qui ont été créés d’abord pour comprendre des mécanismes biologiques et psychologiques, pour soigner et pour soulager. Or, il y a un rapport très intime entre le corps et l’esprit, entre la santé physique et mentale dont on bénéficie et les états de conscience dont on est coutumier :

  • Le stress permanent – qui n’existe qu’en ECO – tue à plus ou moins petit feu
  • Qui ne rêve plus s’approche à grands pas de l’aliénation mentale
  • Qui ne parvient pas à se concentrer échoue dans l’action ou dilapide son énergie inutilement (et ne peut évidemment pas prétendre à être néo-chaman)
  • Qui n’expérimente que l’ECO est fermé à la grandeur et à la beauté potentielles des ENOCs…

Il y a entre neurotransmetteurs et santé un lien analogue à celui qui existe entre neurotransmetteurs et ENOCs : les neurotransmetteurs sont indispensables aux deux. C’est bien ce lien qui fait que des appareils médicaux ont pu avoir une action aussi bien sur la santé que sur les ENOCs. Alors, ne nous privons pas de nous servir de ces instruments qui ont pour dénominateur commun : santé et ENOCs.

Et souvenons-nous que tout chaman, traditionnel ou néo-chaman, a une vocation de guérisseur…

Les inducteurs d’états de conscience

Nous voici, cette fois-ci, face à des appareils qui, eux, ont été mis au point dans le but tout à fait clair d’agir sur les états de conscience. Aux USA, on les appelle mind-machines ou brain-machines et, si la vieille Europe peine à en connaître l’existence, les États-Unis et le Japon – du moins dans leurs couches dirigeantes – les pratiquent depuis longtemps déjà.

 

Mind Machine : le Proteus de Mind Modulations - Michel Nachez
Le Proteus de Mind Modulations

J’ai choisi de les appeler Inducteurs d’États de Conscience (en abrégé IEC), car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ces appareils reprennent, en version technologique, un moyen vieux comme le monde pour générer des ENOCs : la stimulation rythmée optique et acoustique. L’IEC concerne donc deux de nos sens – la vue et l’ouïe – et son action s’appuie sur la FFR, c’est-à-dire la tendance qu’a le cerveau à aligner sa fréquence sur celle qui lui est ainsi proposée. On peut tout à fait y inclure le procédé des sons binauraux afin d’incliner à la synchronisation des deux hémisphères cérébraux.

Voici en quoi consiste un appareil IEC :

  • Une paire de lunettes dans lesquelles des leds (sorte de petites lampes) peuvent s’allumer
  • Une paire d’écouteurs stéréo
  • Un ordinateur programmé pour produire des rythmes sur des fréquences tout à fait précises – et cela en fonction du but recherché.

Utiliser un IEC est très agréable : on se trouve dans une position douillette et confortable, yeux fermés, en état de détente. Les leds s’allument et s’éteignent rythmiquement selon le programme voulu et, en même temps, les écouteurs diffusent dans les oreilles un battement sonore synchronisé sur les rythmes lumineux. Tout cela amène facilement à un état de détente et de relaxation bienfaisants, prélude à d’autres états de conscience qui pourront être facilités ou accélérés par l’adjonction d’inductions verbales de visualisation, d’hypnose, d’auto-hypnose…

Mind Machine : l’éditeur PC du Proteus - Michel Nachez Interface d’édition d’un IEC
(éditeur du Proteus de Mind Modulations)

Les IEC de première génération, petites choses simplistes, n’avaient aucune efficacité. Mais avec les perfectionnements techniques, il y a maintenant d’excellents IEC pour « décrocher » de l’ECO et expérimenter des ENOCs (Ce n’est guère qu’aux États-Unis que l’on peut se procurer des IEC de qualité suffisante. Pour en savoir plus, le site Internet de Mind Machines).

  Un sujet utilisant un Inducteur d'état de Conscience - Michel Nachez

Un sujet utilisant un IEC

L’électromagnétisme

L’on connaît la sensibilité du cerveau aux champs électromagnétiques. Michael Persinger, un chercheur américano-canadien en Sciences Cognitives, a expérimenté sur des sujets en leur appliquant un casque diffusant de faibles champs électromagnétiques sur les lobes temporaux. Selon Persinger, un grand nombre de ses sujets eurent des ENOCs tels que états mystiques, impressions de « présences », sensations de décorporation et de flottements dans l’espace, visions… Le chercheur en vint à estimer que toutes les manifestations de cette nature étaient imputables à des désordres électromagnétiques dans ces régions du cerveau – ce qui, de mon point de vue, est certainement une généralisation  abusive.

Michael Persinger est un personnage controversé : il a ses « groupies » et ses détracteurs. Pour ce qui me concerne, je ne m’étendrai pas davantage sur les travaux de cet auteur pour les raisons suivantes :

  • D’une part, la célèbre revue scientifique Nature a rapporté en 2004 les résultats obtenus par un groupe de chercheurs suédois qui, ayant refait en « double aveugle » les expériences de Persinger n’ont pas enregistré les effets que celui-ci disait avoir obtenus.
  • D’autre part, il est peu coutumier en science de refuser les informations permettant aux pairs de pouvoir reproduire les expériences pour en contrôler les résultats revendiqués. Or, Persinger reste plutôt secret sur les fréquences électromagnétiques exactes qu’il utilise : il ne m’a donc pas été possible de les vérifier.